lundi, février 06, 2006

Street harassment entre New York et Paris... Holla Back!

Voici dejà plusieurs mois quelques ami(e)s ont lancé un projet contre le harcèlement urbain, contre ces remarques, ces phrases lancées au détour d'un regard appuyé, souvent déplacé et toujours dérangeant...


(photos Liz Turrigiano)

Parce ce n'est pas "normal" de se voir transformée en simple objet de fantasme lorsque l'on marche paisiblement dans la rue, lorsque l'on va faire ses courses, lorsque l'on lit tranquillement dans un parc...

C'est ce qu'expriment les membres de Holla Back NYC et les très nombreuses personnes qui postent leurs expériences de street harassment et les photos des street harassers sur www.hollabacknyc.blogspot.com
"Holla Back NYC empowers New Yorkers to Holla Back at street harassers. Whether you're commuting, lunching, partying, dancing, walking, chilling, drinking, or sunning, you have the right to feel safe, confident, and sexy, without being the object of someone's fantasy.
So stop walkin' on and Holla Back: Send us pics of street harassers!"


Si New York est certes bien placée dans le palmares des street harassing cities, Paris la détrône très certainement... hein Anna?
hollabacknyc.blogspot.com/2006/01/welcome-to-paris.html

alors un Holla Back Paris ne saurait tarder...

Avis aux amateurs!! ... mais attention, Holla Back ne cherche ni la dénonciation, ni l'humiliation... juste montrer que non non non ce n'est pas normal and just Holla Back!

Holla Back NYC commence déjà à faire parler de lui... Aujourd'hui l'édition new yorkaise de METRO y consacrait un article... alors bonne chance à Holla Back !
ny.metro.us/metro/local/article/Holla_back_at_crude_men_bloggers_urge/1008.html

Containers

Tous les ans à Kaohsiung, le port de Taiwan et 6ème plus gros port international mondial, a lieu le Festival des Conteneurs (Kaohsiung International Container Art Festival) Certaines pièces restent exposées dans le jardin du Musée des Beaux-Arts de a ville.



Transport des marchandises, transport des hommes. Déshumanisation .
Le flots des migrants clandestins comme un flaque.




Ludique. Dialogue de 徐瑞憲 (pinyin: Xu Rui-Xian)
Un conteneur abritant un réseau de tuyaux colorés, dont chaque extrémité à l'air libre appelle la participation du public. Se parler, sans se voir, de part et d'autre du conteneur bleu comme l'océan. Des trous aménagés dans les plaques de plexis permettent aussi d'entendre l'écho de tous ces dialogues qui s'entrecroisent à l'intérieur.
Jolie idée.
A la lumière de l'oeuvre précedente elle prend aussi l'allure fantomatique d'un conteneur perdu, où résonnent les voix des transportés. L'intérieur du conteneur comme une zone vide. Où, à côté des communications qui y transitent, tout se transporte.

Enfin les voilà les graffitis !!!

Tout frais! tout neuf !! tout pimpant-2006 !!
comme indiqué ici (二00六)


ça vous ravive un vieux mur tout sale au bord de la voie expresse!

Chang An E.Rd Sec 1, lane 52...
長安東路一段52巷




Tout frais! tout neuf !! tout pimpant-2006 !!
comme indiqué ici (二00六)


ça vous ravive un vieux mur tout sale au bord de la voie expresse!

Chang An E.Rd Sec 1, lane 52...
長安東路一段52巷




jeudi, février 02, 2006

Lady 's Gloves



Le rêve !
non, pas Tom! ses gants !!!
...dans Minority Report, ne me dites pas que ça ne vous a pas fait rêver, pouvoir commander comme ça, au doigt et à l'oeil! rien que des gants pour communiquer!!! Fini la souris, le poignet et l'épaule douloureux...avec des gants pareils on pourrait danser devant son écran géant d'ordinateur tout en travaillant!

Tiens, ça me fait penser au Picsound de Tseng Wei-Hao... activer des réseaux invisibles par notre présence et nos gestes. L'installation du jeune artiste taiwanais proposait une sorte de partition interactive. Un mur comme une partition de musique et comme un clavier sans véritables notes: des bandes noires (masquant un réseau de capteurs et de fils) que le visiteur pouvait relier par son corps, se faisant musicien.

Le mur comme une partition, et les fils comme des mots ou des notes silencieux, c'est aussi cette idée que l'on retrouve dans le Wire Rap de Laetitia Sonami. Artiste née française, vivant aux Etats-Unis (on n'y échappe pas!) elle travaille sur les rapports son-lumière-espace-présence.

Et c'est elle qui a mis au point ce dont je veux vous parler :
les Lady's Gloves,
...la première fois en 1991 pour le Ars Electronica Festival de Linz. Depuis l'idée à évolué, et elle est déjà à la version 5 du gant cyber haute couture.

Chouette!
Comme la baguette d'un chef d'orchestre, mais englobant le corps au lieu d'être tenu par lui, le gant de Laetitia Sonami lui permet de contrôler sons...et lumières. C'est un véritable instrument, qu'il faut apprendre à maîtriser, et qui présente des contraintes, productrices d'un certain vocabulaire musical. En cela donc décidément bien différent de la baguette du chef d'orchestre.

Mais la gestuelle demeure: à distance, contrôler les sons. Occuper l'espace pour les déployer.
Ainsi se superposent parfaitement deux espaces: l'espace du spectacle visible, dans lequel gesticule l'artiste (espace existant par la présence corporelle de l'artiste) et l'espace invisible où résonent les sons.
Magique !


Et elle ne travaille pas seulement sur les sons, mais aussi sur la lumière... et sur les rapports sons-lumière, encore développés par l'intermédiaire du corps humain : allez donc jeter un oeil à la première vidéo (très courte et vite téléchargée) Conversation with a light bulb, datant de 2000. délicat et poétique.
tout le site vaut d'ailleurs la peine d'être exploré...
dommage que la lisibilité du site et la qualité des enregistrements ne soient pas top top...mais ça donne un aperçu, et l'envie de voir en vrai les performances et installations de l'artiste !